Grossesse : une campagne pour s’informer sur la prise de médicaments

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Par Marine Carballet Modifié le 3 juin 2021 à 17h44
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3/103 femmes sur 10 se déclarent suffisamment informées sur les risques liés aux médicaments pendant la grossesse.

Dans une campagne, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle aux femmes enceintes le bon usage des médicaments au cours de la grossesse.

Femmes enceintes : une campagne d’information sur la prise de médicaments

Au cours de la grossesse, les médicaments ne se prennent pas à la légère. S'il n’est pas forcément recommandé de tous les jeter à la poubelle, la femme enceinte doit être précautionneuse quant à leur utilisation. Pour la guider, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a lancé mercredi 2 juin 2021 une campagne d’information avec pour slogan : « Enceinte, les médicaments, c’est pas n’importe comment ».

Selon les résultats de l'enquête « Médicaments et grossesse : pratiques et perceptions des jeunes mères, femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse », réalisée par l’institut Viavoice pour l’Ansm entre novembre 2019 et novembre 2020, seules trois femmes sur dix se déclarent suffisamment informées sur les risques liés aux médicaments pendant la grossesse. Cette étude révèle également que parmi les femmes qui prennent un traitement durable prescrit sur ordonnance, seulement 17% l’arrêtent durant leur grossesse, dont 29% sans en parler à un médecin.

Quatre règles d'or à suivre pendant la grossesse

Pour un usage en toute sécurité, l’Agence du médicament énonce les quatre règles d’or à suivre à la lettre pendant neuf mois : préparer sa grossesse avec son médecin ou sa sage-femme, ne pas faire d'automédication, ne pas arrêter seule son traitement et informer tous les professionnels de santé consultés.

Certains médicaments, même parmi les plus courants, peuvent comporter des risques pour l’enfant à naître. « C’est par exemple le cas des médicaments de la classe des anti-inflammatoires non stéroïsiends (AINS) comme l’ibuprofène ou l’aspirine qui ne doivent jamais être pris après le 5e mois de grossesse », rappelle l’Ansm.

Attention, les femmes prenant un traitement chronique et découvrant leur grossesse doivent informer dès que possible leur médecin. « C’est lui qui évaluera l’opportunité de poursuivre, de modifier ou d’arrêter le traitement, afin de garantir la sécurité de la patiente et celle de son enfant à naître. Si nécessaire, il orientera la femme vers des professionnels de santé spécialisés », souligne l’Ansm.

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