Chloroquine : pas d’automédication sous peine d’hospitalisation !

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Par Perrine de Robien Modifié le 30 mars 2020 à 17h49
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558En Nouvelle-Aquitaine où 558 personnes étaient hospitalisées le 28 mars 2020.

Plusieurs personnes ont été hospitalisées après avoir pris de leur propre chef des médicaments à base de chloroquine ou d’hydroxychloroquine, considérés comme un remède miracle contre le COVID-19. Cette molécule peut en effet provoquer des troubles du rythme cardiaque graves pouvant être fatals.

Automédication avec de la chloroquine : plusieurs hospitalisations

Selon l’Agence Régionale de santé Nouvelle-Aquitaine où 558 personnes étaient hospitalisées le 28 mars, « Des cas de toxicité cardiaque ont été signalés en Nouvelle-Aquitaine suite à des prises en automédication de Plaquenil® (hydroxychloroquine) face à des symptômes évocateurs du Covid-19, ayant parfois nécessité une hospitalisation en réanimation ».

Et pour cause, depuis plusieurs jours, la chloroquine et l’hydroxycloroquine semblent être un traitement prometteur du COVID-19. Une information à prendre avec des pincettes car les tests du professeurs Raoult qui défend cette thèse, n’ont pas été faits dans les règles de l’art. Néanmoins, certains patients qui présentent les symptômes du coronavirus n’hésitent pas à se fournir ces molécules sous forme de Nivaquine® (traitement contre le palud) ou Plaquénil® (traitement du lupus et de la polyarthrite rhumatoïde).

Une prescription sous surveillance médicale

Une automédication très dangereuse puisque cette molécule peut provoquer des troubles du rythme cardiaque graves pouvant être fatals. C’est pourquoi sa prescription « est systématiquement accompagnée d’une surveillance médicale (notamment par monitoring cardiaque) permettant d’adapter son dosage et de limiter ainsi les risques ». Par ailleurs, les risques de complication sont majorés quand la molécule est « associée à d’autre médicaments (ex : neuroleptiques, antidépresseurs, diurétiques, anti-arythmiques, macrolides dont l’azithromycine…) ou si le patient souffre d’une baisse de potassium dans le sang », explique l’ARS dans un communiqué publié le 29 mars 2020.

Par conséquent, même si l’on pense présenter les symptômes du coronavirus et que la tentation est forte de prendre des médicaments à base de chloroquine ou d’hydroxychloroquine, il est nécessaire de ne pas le faire. Cette molécule est en effet proposée aux patients atteints d’une forme grave du COVID-19 qui sont soignés à l’hôpital. Sa mise à disposition et son association avec d’autres traitements sont encadrés par un décret. Par ailleurs, l’ARS rappelle aux Français combien « il est primordial que ces recommandations soient respectées pour éviter la survenue d’événements indésirables graves mais aussi des hospitalisations en réanimation qui sont actuellement précieuses ».

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Journaliste spécialisée dans la santé et l'économie.

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