Les tests PCR seront-ils payants à la rentrée ?

100 euros
Un test PCR peut coûter jusqu'à 100 euros à la Sécu.

L’Académie de médecine envisage de faire payer les tests PCR aux personnes qui se font tester par convenance, afin d'encourager la vaccination. Cette question pourrait très sérieusement se poser à la rentrée convient le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Les tests PCR « détournent les individus de la vaccination »

Dans un communiqué publié le 23 juin 2021, l’Académie de Médecine recommande de ne plus rembourser tous les tests PCR ou antigéniques, qui sont déjà payants dans certains pays. L’institution, dont les recommandations rythment la crise sanitaire depuis le début, considère que le recours aux tests PCR « peut détourner les individus de la vaccination ». « Pour vaincre le Covid-19, une bonne vaccination vaut mieux que des tests à répétition », est-il écrit dans le communiqué.

Le gouvernement ne s’est pas encore aligné sur les recommandations de l’Académie de Médecine mais n’écarte pas la possibilité de rendre les tests PCR payants : « Je pense que c’est une question qui se posera autour de la rentrée. On voit qu’aujourd’hui pour faire un certain nombre de choses, il faut être complètement vacciné ou faire un test. Donc, je ne fais pas d’annonces mais il est probable que la question se posera à la rentrée », déclarait le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, lundi 28 juin 2021 sur France info. Sachant qu'un test PCR coûte entre 50 et 100 euros à la Sécu

Rendre la vaccination incontournable

Invité à la radio pour notamment évoquer la question de l’évolution de l’épidémie, le porte-parole du gouvernement s’inquiète du variant Delta qui est « énormément plus contagieux ». « Si vous regardez le R initial, c’était 1,5 pour la souche initiale (c’est-à-dire qu’une personne contaminait en moyenne 1,5 personne), le variant britannique, c’était autour de 3-4 et le variant Delta, c’est entre 6 et 7 ! », a-t-il ajouté.

De quoi rendre la vaccination obligatoire ? La question n'est pas écartée, surtout pour le personnel de santé. « Après l’été, s’il n’y a pas d’augmentation nette de soignants, notamment dans les Ehpad, qui se sont fait vacciner, la question de l’obligation pourra se poser », déclare Gabriel Attal.