Covid-19 : pour aller en Italie, il faut désormais un test négatif

5,9 %
Le taux de positivité des tests PCR en France augmente à 5,9%.

L'histoire se répète… mais cette fois-ci elle s'inverse. Alors que l'Italie a été le centre névralgique de la pandémie lors de la première vague de Covid-19, c'est désormais la France qui est l'un des mauvais élèves européens. La péninsule italienne, comme d'autres pays européens, la Belgique par exemple, a décidé de serrer la vis : pour entrer sur son territoire, il faut présenter un test Covid négatif.

La situation française inquiète partout en Europe

L'Hexagone devrait dépasser les 500.000 cas de Covid-19 le 22 septembre 2020, si on en croit les données de l'université Johns Hopkins qui attribuent au pays 496.000 cas confirmés au 21 septembre 2020. En trois jours, la France a connu une hausse de 30.000 cas supplémentaires sur son territoire. Une situation proche de celle de l'Espagne et qui tranche avec celle de ses voisins.

L'Italie, par exemple, n'enregistre que moins de 2.000 cas par jour, tout comme l'Allemagne ou la Belgique. En France, la barre des 10.000 cas est régulièrement dépassée. Et si une partie de cette différence est liée au nombre de tests effectués, il paraît malgré tout que le virus circule plus vite en France qu'ailleurs.

Les voyageurs provenant des zones rouges devront montrer patte blanche

Lundi 21 septembre 2020, le ministère de la Santé italien a donc annoncé une restriction de l'accès au territoire italien pour les voyageurs en provenance des « zones rouges » françaises, soit les départements où le virus circule le plus selon Santé publique France.

Les voyageurs devront présenter un test moléculaire ou antigénique négatif de moins de 72 heures… ce qui paraît impossible au vu des délais des laboratoires pour donner les résultats. Et surtout au vu de la nouvelle stratégie de priorisation des tests pour un certain public annoncée par Olivier Véran, ministre de la Santé. Autant dire que le tourisme, en Italie, c'est terminé pour une bonne partie des Français.

Surtout pour les frontaliers puisque parmi les « zones rouges » on trouve toute la région PACA et toute la région Auvergne-Rhône-Alpes… soit l'intégralité du territoire frontalier entre France et Italie. Sont également concernés les habitants d'Île-de-France, de Corse, de Nouvelle-Aquitaine, d'Occitanie et des Hauts-de-France. Une liste qui sera amenée à évoluer à mesure que les territoires français passent en « zone rouge ».

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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