C'est officiel, le premier coeur artificiel a été vendu et implanté en Europe

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5 hôpitaux allemands formés par Carmat et sélectionnent actuellement
des patients.

Le lundi 19 juillet 2021, Carmat a annoncé la première vente et la première implantation de son cœur artificiel en Italie. Une annonce qui redonnera de l’espoir aux malades cardiaques.

Vente et implantation du cœur artificiel conçu par Carmat

Cocorico ! Alors que la France est en pleine campagne de vaccination contre le Covid-19, il ne faudrait pas que cette nouvelle passe à la trappe. L’entreprise française Carmat, concepteur et développeur du cœur artificiel visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque, a annoncé le lundi 19 juillet 2021, la première vente et la première implantation de son cœur artificiel en Europe.

Baptisé Aeson®, le cœur artificiel bioprothétique a été implanté en Italie. L’opération a été réalisée par l’équipe du Dr Ciro Maiello, chirurgien cardiaque au Centre Hospitalier de Naples. « Le patient se porte bien », a déclaré le directeur de Carmat, Stéphane Piat, sur BFMTV. Pour rappel, le 2 mars 2014, un patient de 76 ans est mort 75 jours après l'implantation du premier cœur artificiel bioprothétique. Depuis, les chercheurs avaient continué de développer cette prothèse.

Qui pourra bénéficier d’un cœur artificiel ?

« Cette implantation marque la première vente réalisée par Carmat depuis sa création en 2008. Il s’agit d’une étape majeure, qui ouvre une nouvelle page du développement de la Société ». L’objectif est de poursuivre cette lancée en commercialisant ce cœur artificiel dans d’autres pays européens notamment en Allemagne. « À ce stade, 5 hôpitaux allemands sont d’ores et déjà formés par CARMAT et sélectionnent actuellement des patients pour une implantation ».

Le premier d’une longue série ? Des chirurgiens américains estiment, en effet, « le nombre de nouveaux cas d’insuffisance cardiaque aux États-Unis à 100.000 par an, alors que seuls 3.000 à 4.000 de ces patients peuvent bénéficier d’une transplantation cardiaque ». Ils concluent ainsi « qu’une large fraction des 96.000 patients restants pourrait potentiellement bénéficier » du cœur artificiel.  

Perrine de Robien

Journaliste spécialisée dans la santé et l'économie.