Application Carte Vitale : l'expérimentation débutera fin 2019

5 millions
5 millions de Français ont déjà ouvert un Dossier médical partagé
(DMP).

Le ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé la création prochaine d’une application Carte Vitale pour les smartphones. L’expérimentation devrait débuter au troisième trimestre 2019, pour une généralisation à partir de 2021.

Un véritable outil d’authentification des patients dans le système de santé

Vérifier le bon remboursement de ses frais médicaux, signaler à la CPAM une erreur sur son dossier, changer de médecin traitant… : tout cela devrait bientôt pouvoir se faire via une application mobile, dont Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, vient d’annoncer la création.

« La demande des patients d’accéder à des droits à jour en toute circonstance et de bénéficier de démarches en ligne ont amené les pouvoirs publics à imaginer et concevoir une version dématérialisée de la carte Vitale. Cette « appli carte Vitale » est destinée à devenir l’outil d’identification et d’authentification des patients dans le système de santé », a-t-elle expliqué.

La e-prescription devrait être généralisée courant 2020

Afin de rendre possible la création d’une telle application, les pouvoirs publics devront d’abord publier un décret d’expérimentation, prévu pour l’été 2019. L’expérimentation de l’application devrait démarrer au troisième trimestre 2019, et sa généralisation est prévue à partir de 2021.

Parallèlement au développement de cette application Carte Vitale, le ministère de la Santé a annoncé l’expérimentation courant 2019 de la e-prescription. Celle-ci permettra au médecin d’établir une ordonnance dématérialisée, avant de la transmettre, par voie électronique également, en pharmacie. La principale raison d’être de ce dispositif est de permettre au médecin de vérifier que son patient s’est vu délivrer le traitement qu’il lui a prescrit. Le déploiement de la e-prescription devrait débuter avec une expérimentation en médecine de ville pour les médicaments courant 2019. L’expérimentation devrait ensuite s’étendre aux analyses en laboratoire et aux actes infirmiers dès 2020, puis aux actes de kinésithérapie en 2021. La généralisation est prévue dès 2020 pour les médicaments, puis progressivement jusqu’en 2022 pour l’ensemble des auxiliaires médicaux.