Vaccins : les autorités auraient dû mieux communiquer sur les effets indésirables

81,1 %
Au 8 juin 2022, 81,1% de la population française ont reçu une première
dose d'un vaccin Covid-19.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 aurait dû être accompagnée d’une meilleure communication sur les effets indésirables et les moyens de les signaler, estime l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques dans un rapport sur le sujet.

Nier l’existence d’effets secondaires, une stratégie contre-productive de la part du gouvernement

La communication politique autour de la campagne de vaccination contre le Covid-19 aurait dû être plus transparente, estiment les députés et sénateurs membres de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui vient de publier un rapport sur les effets indésirables des vaccins contre la Covid-19 et le dispositif de pharmacovigilance français. Ses auteurs déplorent une communication politique à contre-courant des connaissances scientifiques : on pense à la non prise en compte de la capacité du virus de se transmettre par aérosol ou encore les promesses de retour à la vie normale avec la vaccination, alors que les connaissances scientifiques à date ne permettaient pas de l’affirmer avec certitude.

Pire, le pouvoir politique a carrément nié l’existence d’effets secondaires en rapport avec la vaccination, comme en atteste ce tweet d’Olivier Véran, le ministre de la Santé de l’époque : « Si vous avez des courbatures après le vaccin, pas d’inquiétude, c’est que vous avez trop pédalé ». La diffusion de tels messages est d’autant plus grave que la confiance dans les autorités sanitaires avait déjà été ébranlée au début de la crise sanitaire par la polémique sur les masques, pointent les auteurs du rapport.

Vaccination Covid-19 : les décisions prises n’ont pas été suffisamment expliquées, estiment les députés

Résultat : le grand public a eu « l’impression d’un désaccord entre les autorités sanitaires, le monde scientifique et les industriels. Les décisions prises n’ont pas été suffisamment expliquées, notamment quant aux marges d’appréciation que laissaient ouvertes à l’époque les essais cliniques et les connaissances scientifiques », déplorent les députés.

Les auteurs du rapport attribuent la baisse de l’hésitation vaccinale au sein de la population à l’observation de l’efficacité de la vaccination, notamment par la baisse de la part des formes sévères dues au Covid-19. Les propos de scientifiques axés sur les bénéfices de la vaccination ont également joué un rôle. « Mais l’hésitation vaccinale n’a probablement été surmontée que grâce à une politique mêlant de plus en plus étroitement incitation et contrainte », observent-ils, en faisant référence à la mise en place du pass sanitaire.