Pour la Haute Autorité de santé, les tests salivaires rapides sont peu fiables

85 %
Les tests salivaires analysés en laboratoire ont une fiabilité de 85%.

La Haute Autorité de Santé a retiré mercredi 28 juillet 2021 sa recommandation de prise en charge par la Sécurité sociale des tests salivaires rapides, dont elle juge les résultats trop peu fiables.

Des tests aux résultats peu fiables

Les tests salivaires rapides permettant le dépistage du Covid-19 ne seront plus pris en charge par la Sécurité sociale. La Haute Autorité de Santé (HAS) a pris la décision de retirer mercredi 28 juillet 2021, la recommandation qu'elle avait donnée à ces tests, qu'elle juge à présent trop peu fiables. L'HAS estime ainsi que les tests salivaires rapides « présentent des performances trop hétérogènes ».

Pour la Haute Autorité de Santé, de « nouvelles données disponibles (...) révèlent une grande variabilité des résultats obtenus, remettant en cause leur efficacité. Par ailleurs, des alternatives fiables présentant les mêmes niveaux d'acceptabilité ou de rapidité existent désormais ». Il n'y a donc pas de raison de continuer à rembourser des tests qui ne sont pas fiables.

Fin du remboursement par la Sécurité sociale

En janvier 2021, les tests salivaires rapides avaient commencé à bénéficier d'un remboursement par la Sécurité sociale. Ils avaient été dès le mois de novembre 2020 recommandés pour les personnes « symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable », rappelle la HAS.

Cette rapide autorisation de remboursement et de mise sur le marché était due à « l'intérêt potentiel du produit - technologie rapide et non invasive » mais également au « contexte sanitaire ». Cependant, la Haute Autorité de Santé rappelle que « les données de performances diagnostiques disponibles étaient issues d'une seule étude portée par le fabricant et présentaient des biais méthodologiques liés aux conditions pratiques de sa réalisation ». Les tests salivaires avec analyse en laboratoire restent de leur côté remboursés par la Sécurité sociale.