Adopter la stratégie vaccinale réactive pour lutter contre la variant Delta

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Le variant Delta représente 10% des contaminations en France.

Dans un récent avis, la Haute autorité de santé (HAS) préconise, face aux nouveaux variants, une « stratégie de vaccination réactive ».

Neutraliser le variant Delta qui devient « dominant dans le monde »

Alors que le déconfinement se fait progressivement et que la situation semble revenir à la normale, le nouveau variant Delta pourrait bien rebattre les cartes. L’exécutif reste vigilant et étudie toutes les stratégies vaccinales possibles pour neutraliser ce variant qui est en train de « devenir dominant dans le monde », selon le ministère de la Santé.

Dans un communiqué en date du 21 juin 2021, la Haute autorité de santé (HAS) explique qu’elle a essayé deux stratégies de vaccination : la stratégie de vaccination par l’anneau qui consiste à vacciner autour d’un cas avéré les cas contacts directs (de première génération), et les cas contacts de ces derniers (deuxième génération) ; et la stratégie dite réactive qui consiste à vacciner l’ensemble de l’entourage des cas (c’est-à-dire l’ensemble des individus du foyer du cas détecté, des personnes à son lieu de travail et/ou à l’école, à l’Université).

La stratégie vaccinale réactive doit être mise en place très rapidement

En prenant en compte les données épidémiologiques, les mesures de freinage et la diffusion du virus, la HAS a estimé que la stratégie en anneau n’était pas pertinente pour endiguer l’épidémie de covid-19. Elle recommande plutôt de passer par la vaccination réactive pour faire face à l’émergence du nouveau variant Delta (dit indien). Celui-ci serait beaucoup plus contagieux que la souche originelle et nécessiterait une prise en charge plus rapide. En effet, le variant Delta est estimé 60% plus contagieux que le variant Alpha (dit anglais) et représente aujourd’hui 10% des contaminations en France.

Pour que cette stratégie vaccinale porte ses fruits, elle « nécessite d’être mise en œuvre très rapidement » , soit « dès la survenue d’un premier cas de variant détecté », peut-on lire dans le communiqué. Elle doit aussi être mise en place « en complément du renforcement de la stratégie "Tester - Alerter - Protéger", qui reste la plus efficace dans le cadre d’une stratégie de freinage de la propagation des variants émergents ».