Sanofi va investir 400 millions d'euros pour une usine à Singapour

6,8 %
L'usine chinoise de Sanofi produisait 6,8% du chiffre d'affaires fin
2020.

Le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé lundi 12 avril 2021, qu'il allait investir 400 millions d'euros dans une usine à Singapour.

400 millions d'euros d'investissement pour le groupe pharmaceutique français

Si Sanofi a perdu la course aux vaccins contre le Covid-19, il n'en reste pas moins un grand groupe pharmaceutique, qui a décidé de faire une percée majeure dans le marché asiatique. Pour ce faire, le groupe a annoncé lundi 12 avril 2021 par voie de communiqué, qu'il allait investir 400 millions d'euros dans une usine de production à Singapour. Sanofi dispose déjà d'une usine en Chine qui produisait fin 2020, 6,8% du chiffre d'affaires du groupe.

Le communiqué précise : « Sanofi va investir 400 millions d'euros sur cinq ans dans la création d'un site de production de vaccins unique en son genre à Singapour ». Quatre vaccins devraient être produits dans l'enceinte de cette usine qui sera mise en service en 2026. Le communiqué ne précise cependant pas la nature des vaccins qui y seront produits.

Une usine Sanofi d'un nouveau genre

Ce qui rend unique cette usine, dont les travaux débuteront durant l'été 2021, c'est cette production de trois à quatre vaccins en même temps, là où les usines qui possèdent actuellement Sanofi se concentrent sur la production d'un vaccin unique.

Le communiqué de Sanofi explique que : « L'usine disposera en outre de la flexibilité nécessaire pour pouvoir exploiter de multiples plateformes technologiques de production de vaccins faisant appel à différentes catégories de cellules », c'est-à-dire produire aussi bien des vaccins traditionnels que des vaccins à ARN messagers. Le communiqué ajoute que « cette modularité et cette flexibilité permettront de prioriser la production d'un vaccin spécifique dans des délais plus rapides, en fonction des enjeux de santé publique », ce qui permettrait à Sanofi de redevenir compétitif en cas de nouvelle vague de pandémie dans les années à venir.