Le chef étoilé Michel Troisgros réclame 1,6 million d'euros à Allianz

1,6 million d'euros
Le chef étoilé réclame 1,6 million d'euros d'indemnités de perte
d'exploitation à Allianz pour les mois de fermeture imposés à ses
restaurants.

Le chef étoilé Michel Troisgros réclame 1,6 million d'euros d'indemnités à l'assureur Allianz, suite aux pertes d'exploitations dues à la crise sanitaire de deux de ses établissements situés dans la Loire. Le contentieux est porté devant le tribunal de commerce de Roanne, qui doit rendre son jugement le 15 septembre prochain. 

1,6 million ne couvrent pas l’intégralité des pertes subies

La somme demandée à Allianz par Michel Troisgros en guise d'indemnités pour les pertes d'exploitations subies par deux de ses établissement s'élève à 1,6 million d'euros. La Maison Troisgros, hôtel-restaurant trois étoiles de Ouches et le restaurant Le Central à Roanne ont connu dix mois d’arrêt, ce qui veut dire, dix mois sans recettes mais pas sans frais. 

« L'administration ne s'est jamais arrêtée, par exemple avec les salaires pour nos jardiniers, histoire d'avoir une maison prête à l'ouverture. On parle aussi de la sécurité, des charges de loyer et d'énergie ... 1.6 million d'euros, c'est en fait très loin de notre chiffre d'affaires habituel pour dix mois », a-t-il déclaré à France Bleue Auvergne-Rhône-Alpes.

Allianz a « immédiatement fermé la porte à toute discussion »

Le patron de restaurants qui a assigné Axa dans le cadre de la perte d’exploitation d’un autre de ses établissements, l’auberge-gîte la Colline du Colombier située à Iguerande (centre de la France), a d'emblée trouvé un terrain d’entente avec l’assureur français mais pour l'assureur allemand, c’est plus compliqué. Il « a immédiatement fermé la porte à toute discussion », a-t-il expliqué. 

Allianz est visé par 200 plaintes du même type en Allemagne. L’assureur a déjà remboursé 40 millions d’euros à ceux qui ont accepté son geste financier. Mais pour Michel Troisgros, l’indemnité proposée ne suffit par à couvrir les pertes. Le jugement sera rendu le 15 septembre prochain et il pourrait avoir une portée symbolique pour le secteur de la restauration.