Rentrée universitaire : des tests PCR seraient nécessaires tous les deux jours

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Sur une cohorte de 5.000 étudiants, un dépistage quotidien permettrait
d'identifier 21 personnes Covid-positives.

Afin d’éviter une contamination de masse au sein des universités, il serait nécessaire de tester tous les étudiants et personnels tous les deux jours, selon une étude américaine.

Des tests peu chers pour dépister tous les deux jours

Si les cours reprennent en présentiel à l’université, éviter des cas de Covid-19 au sein des établissements sera un vrai défi. À quelle vitesse le virus est-il susceptible de se propager et comment le contenir au mieux ? Pour répondre à cette question, des chercheurs américains ont fait des modélisations sur des centaines de scénarios différents, en changeant à chaque fois des paramètres comme la fréquence des tests, le type des tests utilisés et le taux de reproduction du virus à l’instant T (R1,5, R2,5 et R3,5). Toutes les modélisations réalisées commençaient avec les mêmes données de départ : la rentrée commençait avec 5.000 étudiants, dont 4.990 étudiants sains et 10 porteurs asymptomatiques.

Dans l’hypothèse d’un taux de reproduction de 2.5 et des tests quotidiens ayant une sensibilité de 70% et une spécificité de 98% (c’est-à-dire donnant un certain nombre de faux positifs), 162 étudiants potentiellement positifs étaient identifiés, parmi lesquels 21 étaient ensuite confirmés comme étant positifs à l’aide d’un test plus précis (et plus coûteux). Si les dépistages étaient réalisés tous les deux jours, 243 cas potentiels seraient identifiés, parmi lesquels 28 seraient ensuite confirmés comme étant réellement positifs. Et un dépistage réalisé tous les 7 jours donnerait 1.840 cas potentiellement positifs, dont 108 le seraient réellement.

Dépistage hebdomadaire ou dépistage des seules personnes symptomatiques : des résultats tout aussi désastreux

Et si les universités testaient uniquement des étudiants symptomatiques ? Dans ce cas-là, vers la fin du semestre, 4.970 étudiants sur 5.000 finiraient pas être positifs. « Nous n’avons pas identifié de circonstances dans lesquelles le dépistage des seules personnes symptomatiques suffirait pour contenir l’épidémie », mettent en garde les chercheurs. Pour la réouverture des universités, les auteurs de l’étude préconisent donc de tester l’ensemble des étudiants et personnels tous les deux jours et de respecter scrupuleusement les gestes barrière.

Afin de réduire le taux de transmission du virus, les auteurs de l’étude préconisent une réduction de la densité de personnes sur les campus, un lavage régulier des mains, le port d’un masque, la restauration autre que le buffet, la limitation du nombre de personnes passant dans les toilettes et leur nettoyage régulier.