Programmation pluriannuelle de l'énergie : que contient-elle ?

36 %
À l'horizon 2028, les énergies renouvelables devraient couvrir 36% des
besoins énergétiques de la France.

Après de longs mois de consultations publiques et de travaux, la version finale de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) a finalement été dévoilée le 27 novembre 2018. Centrales nucléaires, énergies renouvelables, carburants biosourcés… : on vous résume les principaux points.

Fermer certains réacteurs nucléaires et mettre les bouchées doubles sur le renouvelable

C’est un document majeur que vient de dévoiler le ministère de la Transition écologique et solidaire. Instaurée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) fixe les orientations des politiques publiques en termes d’énergie pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028.

Premier objectif important : ramener la part du nucléaire au sein du mix électrique à 50% d’ici 2035, contre 75% aujourd’hui. Pour y parvenir, le gouvernement ambitionne de fermer 14 réacteurs nucléaires, dont 4 à 6 réacteurs d’ici 2028 (y compris les 2 de Fessenheim). Les dernières centrales à charbon devraient, quant à elles, être fermées d’ici 2022. Cette moindre production nucléaire et fossile devrait être compensée par le doublement, d’ici 2028, des capacités installées en termes d’électricité renouvelable.

Réduire l’utilisation de produits pétroliers grâce à la chaleur renouvelable et aux biocarburants avancés

Mais la transition énergétique ne passera pas uniquement par un report des énergies « sales » vers les énergies « propres ». La PPE fixe l’objectif de faire baisser consommation finale d’énergie de 14% en France. Cela devrait être possible grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’habitat, le transport ou encore l’industrie.

S’agissant de l’habitat, le gouvernement se fixe l’objectif de faire remplacer 1 million de chaudières au fioul d’ici 2023, grâce à un dispositif d’aides. Et dès 2020, tout bâtiment nouvellement construit (qu’il soit individuel ou collectif) devra intégrer un taux minimum de chaleur renouvelable. Quant aux carburants automobiles, le gouvernement entend réduire la part des produits pétroliers en incorporant des biocarburants avancés, c’est-à-dire élaborés à partir de déchets, de résidus ou de matières premières non alimentaires. L’objectif est d’atteindre 3,8% dans l’essence et 3,2% dans le gazole en 2028.