Les prix moyens des médicaments en libre service ont augmenté de 9% en dix ans

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Les prix des médicaments vendus en libre service ont augmenté en
moyenne de 9% entre 2010 et 2018.

Selon une étude de Familles rurales, les prix des médicaments vendus en libre service ont augmenté en moyenne de 9% entre 2010 et 2018.

Anti-douleurs, bain de bouche ou pastilles contre le mal de gorge ou de ventre, tous ces médicaments en libre service ont subi une hausse de leur prix ces dernières années, selon Familles rurales. L'association pointe cette augmentation entre 2010 et 2018 dans une étude.

Des médicaments en libre service ont vu leur prix augmenter de 9% en moins de dix ans

On connaît tous ces médicaments en libre service, obtenus sans ordonnance : Nurofen, Hextril, Strepsils ou encore Maalox. Leurs prix ont augmenté entre 2010 et 2018, selon une étude de Familles rurales publiée mardi. Le panier de médicaments parmi les plus demandés est même en hausse de 9% en moyenne, précise Le Parisien.

En effet, depuis 2008, les pharmacies ont le droit de vendre des produits en libre accès. Mais si le but était alors de stimuler la concurrence et faire baisser les prix, ce n'est pas le cas selon l'enquête de Familles rurales. Pour mener à bien ses travaux, l'association a étudié les prix de 14 médicaments entre septembre et octobre 2018 dans 84 pharmacies et sur des sites Internet.

Deux hausses successives de TVA : de 5,5% à 7% puis de 7 à 10% en 2014 

Dans le détail, an dix ans, le prix du Nurofen s'est envolé de 24,65% tandis que le Strepsils a augmenté de 18,89%. Le Maalox, lui, coûte 11,68% plus cher. Seul l'Imodiumcaps a connu une baisse de prix (-0,24%). Familles Rurales apporte une explication en rappelant qu’entre 2010 et 2018, les médicaments en accès libre ont subi deux hausses successives de TVA : de 5,5% à 7% puis de 7 à 10% en 2014.

En outre, Familles rurales dénonce le manque d'informations délivrées au consommateur. Elle estime ainsi que 75% des boîtes de médicaments sont dépourvues d’étiquette, la moitié des médicaments sont sur des présentoirs situés derrière le comptoir des pharmaciens. Enfin, elle déplore aussi que seuls 39% des pharmaciens délivrent systématiquement un ticket de caisse, expliquant que remettre un ticket de caisse permettrait au consommateur de se rendre compte du prix du produit après son achat :  « Il retrouverait ainsi une possibilité de comparaison dont il est très largement dépourvu aujourd’hui. »

Marie-Eve Wilson-Jamin

Journaliste depuis dix ans, j'essaie de transmettre ma passion pour l'actualité au quotidien. Je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.