Pollution de l'air : des millions de nanoparticules cancérigènes dans les urines des enfants

15 %
Les particules fines sont responsables de plus de 15% des décès liés
au COVID-19.

Les particules fines émises par les véhicules diesel, le chauffage au bois et certaines industries sont nocives à la fois pour l’environnement et la santé. Selon une étude récente, des millions de nanoparticules toxiques ont été retrouvées dans des échantillons d’urines d’enfants.

Une forte concentration de particules fines cancérigènes dans les urines des enfants

L’air que nous respirons en ville est loin d’être sain. Et pour cause, les véhicules roulant au diesel, libèrent des nanoparticules. Ces dernières polluent l’environnement et sont toxiques pour la santé. Également appelées particules ultrafines (PUF), elles augmentent le risque de cancer et de maladie cardiovasculaire. Elles seraient aussi responsables de plus de 15% des décès liés au COVID-19.

Peu importe l’âge, tout le monde inhale des nanoparticules, même les bébés qui sont encore dans le ventre de leur mère. Elles peuvent en effet atteindre le fœtus en franchissant le placenta. Certains petits citadins en présentent d’ailleurs un nombre très important. Selon une étude menée par le professeur Tim Nawrot de l’université de Hasselt (Belgique) et relayée par le collectif "Strasbourg Respire", des échantillons d’urines prélevés sur 27 petits Strasbourgeois âgés de 7 ans, contenaient plus d’un million de nanoparticules par millilitre.  

Lutter contre la pollution de l’air, une urgence

Cette étude menée pour la première fois en France, révèle, selon "Strasbourg Respire" « un lien significatif entre le taux de particules dans les urines et la distance d’habitation de l’enfant par rapport à un axe routier ». Le collectif souligne aussi que « dans les métropoles françaises, la source principale de ce type de particules est le parc diesel – l’essence n’émettant pas ou très peu de black carbone ». Si le diesel des véhicules est le principal responsable de cette situation, il n’est pas le seul : « le chauffage au bois l’hiver et les industries de type incinération et papeterie par exemple » génèrent aussi des nanoparticules.

Les résultats de cette enquête ont amené le collectif à interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils intensifient les mesures de lutte contre la pollution de l’air. Par conséquent, "Strasbourg Respire" réclame la mise en place de zones à faibles émissions excluants les véhicules diesel, la réduction des émissions du chauffage collectif ou individuel au bois et le renforcement du contrôle et des sanctions sur les émissions industrielles.