Les médecins sont majoritairement favorables aux nouvelles technologies

18 %
Seuls 18% des médecins approuvent l'autorisation de prescrire accordée
aux pharmaciens.

Une majorité de médecins libéraux se disent favorables à l’arrivée dans leur métier et dans la vie des patients de divers outils technologiques comme le dossier médical partagé et la téléconsultation, apprend-on de l'Observatoire CMV Médiforce des Professions Libérales de Santé réalisé par Ipsos.

Le droit des pharmaciens de prescrire passe mal

Les médecins libéraux, qu’on croyait réfractaires aux nouvelles technologies, sont en réalité nombreux à les voir d’un bon œil. Selon l'Observatoire CMV Médiforce des Professions Libérales de Santé réalisé par Ipsos, 75% d’entre eux se disent favorables au dossier médical partagé (DMP), 62% à la télé-expertise, 61% à la téléconsultation, 60% à la prescription électronique et 46% à la consultation en ligne.

S’agissant des autres mesures annoncées par le gouvernement, les médecins libéraux sont moins enthousiastes. Seuls 45% sont favorables à la création des assistants médicaux, censés travailler dans les cabinets aux côtés des médecins et les aider dans les gestes simples (prise de température et de tension artérielle par exemple). Et, sans surprise, seuls 18% des médecins approuvent l’autorisation de prescrire accordée aux pharmaciens.

Les contraintes administratives restent un problème, mais moins qu’avant

Plus généralement, les médecins libéraux sont plutôt sereins quant à leur métier, 65% d’entre eux se disant prêts à le recommander à un jeune. Les médecins qui expriment cette position apprécient surtout l’intérêt du travail et la liberté qu’il offre. Signe supplémentaire d’apaisement, dans l’esprit des médecins le poids des contraintes administratives semble diminuer, puisque 61% des médecins le citent comme étant un problème en 2019, contre 74% en 2017.

Mais tout n’est pas rose sur ce plan pour autant. Il faut savoir que parmi les médecins qui ne recommandent pas leur métier, la grande majorité (39%) citent des contraintes administratives, les autres raisons arrivant loin derrière.