Marché du travail : l'OCDE appelle la France à accélérer les réformes

71,8 %
Le taux d'emploi s'établit à 71,8% en France, contre 88,3% en Islande
par exemple.

Renforcer la qualification de la main-d’œuvre, créer des emplois de meilleure qualité, faciliter l’accès aux professions règlementées, diminuer le recours aux contrats courts… : dans une étude dévoilée le 9 avril 2019, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) fait une série de recommandations aux pouvoirs publics français afin d’améliorer la compétitivité du marché du travail.

Pour une main-d’œuvre plus qualifiée et des emplois de qualité

Les maux du marché du travail français ne sont pas nouveaux, mais cette fois-ci c’est une organisation internationale qui recommande au gouvernement de s’y atteler. Premier constat des économistes de l’OCDE : les travailleurs français sont trop nombreux à avoir des qualifications peu élevées et en inadéquation avec les besoins du marché du travail. Il faudrait donc mettre l’accent sur la formation, qui doit profiter à davantage de personnes éloignées du marché du travail, mais aussi créer plus d’emplois qualifiés.

Cette préconisation va de pair avec un autre constat : les résultats en matière d’éducation dépendent fortement du milieu familial. Il est donc indispensable d’y remédier, afin de donner à chacun des chances de se former et de réussir.

Diminuer le recours aux contrats courts et libéraliser les professions règlementées

Autre facteur qui plombe la compétitivité de l’économie française : les restrictions auxquelles se plient les professions règlementées, comme celles de comptable, de notaire et de pharmacien. L’entrée dans ces métiers est particulièrement difficile, et leur exercice est excessivement régulé, estiment les auteurs de l’étude. Concernant ces métiers, ils recommandent de « passer en revue les réglementations existantes sous l’angle de la concurrence ».

Les économistes de l’OCDE préconisent également de réduire le recours aux contrats à durée déterminée, dont les employeurs font, selon eux, un usage trop important. Pour les auteurs de l’étude, il faudrait augmenter le coût relatif des recrutements en contrats courts et réformer le système d’assurance chômage afin qu’il n’incite pas à enchaîner de façon récurrente les courtes périodes d’emploi et de chômage.