Dépendance : une journée nationale pour célébrer les aidants familiaux

37 %
En 2015, 37% des proches aidants occupaient un emploi.

C’est le 6 octobre que se tient chaque année en France la Journée nationale des aidants. D’après les chiffres officiels, 8,3 millions de personnes aident régulièrement un proche en perte d'autonomie dans notre pays.

Les proches aidants, un maillon essentiel de la société

Ils sont au moins 8,3 millions (selon les chiffres officiels), mais leur nombre réel se situerait plutôt aux alentours de 11 millions (selon les associations). Ils sont enfants, parents ou proches d’une personne dépendante (en raison de l’âge, de la maladie ou du handicap) et l’accompagnent dans la réalisation des tâches de la vie courante au quotidien. C’est cette solidarité familiale que célèbre le 6 octobre de chaque année la Journée nationale des aidants.

Selon un sondage Ipsos pour la Macif réalisé en 2020, 64% des personnes qui se définissent comme aidants ont plus de 45 ans, et 2 aidants sur 10 ont moins de 35 ans. Dans 66% des cas, la personne aidée est une femme, d’âge avancé (72 ans en moyenne), membre de la famille proche de l’aidant dans 83% des situations.

Le coût de la dépendance devrait s’envoler dans les décennies à venir

Ces résultats sont le reflet de notre société : la France compte 1,3 million de personnes âgées de plus de 85 ans, soit la catégorie d’âge qui compte le plus de personnes en perte d’autonomie. Ce taux de perte d’autonomie est de 7% à 60 ans, de 17% à 80 ans et de 42% à 90 ans. Ainsi, entre 628.000 et 850.000 de nos concitoyens seraient en dépendance lourde.

Et le nombre de personnes dépendantes devrait encore croître : à l’horizon 2040, selon les scénarios, la France en comptera entre 1,4 et 1,6 million. Le coût de la perte d’autonomie devrait atteindre 40 milliards en 2040. À titre de comparaison, en 2019 la dépendance avait déjà induit un coût de 21,5 milliards d’euros pour les finances publiques, soit 1% du produit intérieur brut (PIB). Et cela, sans compter les dépenses que doivent engager les aidants eux-mêmes pour subvenir aux différents besoins de la personne aidée (frais de transport, achat de matériel, aménagement du domicile de la personne aidée, reste à charge en médicaments et achat de produits médicaux non remboursés).