Les hôpitaux demandent au gouvernement une hausse de 1% de leurs tarifs

60 %
Le nombre de lits de soins de longue durée a baissé de 60% entre 2000
et 2015.

Quatre fédérations hospitalières (FEHAP, FHF, FHP et Unicancer) viennent de publier un communiqué commun réclamant au gouvernement une hausse de 1% des tarifs hospitaliers.

Pour les fédérations hospitalières, les tarifs actuels sont « en déconnexion totale avec les charges des établissements »

Les fédérations hospitalières dénoncent une « baisse continue des tarifs, en déconnexion totale avec l’inflation des charges des établissements ». Elles estiment que « cette augmentation est totalement compatible avec le budget hospitalier voté dans le cadre de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2019 » et rappellent que « les tarifs décidés par le gouvernement sur les actes des établissements de santé sont en baisse ininterrompue depuis 8 ans ».

Les signataires du communiqué dénoncent « un détournement désormais institutionalisé », faisant référence aux ponctions sur l’ONDAM (Objectif national de dépenses d'assurance maladie) hospitalier, dont la dernière en date, en 2018, a vu le prélèvement de 200 millions d’euros pour compenser les dépenses de la médecine de ville. Depuis 2014, c’est 1 milliard d’euros qui a été ponctionné sur les hôpitaux, dénoncent les fédérations.

Faute de moyens, les hôpitaux se voient contraints de réduire le nombre de lits

Le manque de financement a un impact considérable sur l’activité des hôpitaux. Depuis 2000, ils ont en effet dû procéder à une réduction globale de 15% du nombre de lits. La réduction la plus drastique a concerné les lits de soins de longue durée (-60% entre 2000 et 2015). Même le nombre de lits de soins aigus a diminué de 12,5%. Et comme le signalait l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé dans son dernier rapport annuel, l’hôpital français n’est toujours pas adapté aux besoins d’une population vieillissante et au nombre croissant de patients souffrant d’affections chroniques.