Hôpitaux : un déficit record en 2017

1,5 milliard d'euros
Selon la Fédération hospitalière de France, le déficit des hôpitaux
s'établirait à 1,5 milliard d'euros en 2017.

Alors que la Fédération hospitalière de France dénonce la poursuite en 2017 de la dégradation des finances des hôpitaux et un déficit de l’ordre de 1,5 milliard d’euros, Agnès Buzyn, la Ministre des Solidarités et de la Santé, déclare que le système actuel a besoin d’être réformé.

Le déficit des hôpitaux a été multiplié par trois en un an

Selon les premières estimations des Agences régionales de santé (ARS), la situation financière des hôpitaux français s’est fortement dégradée en 2017. Leur déficit serait proche de 1,5 milliard, soit 2 % des budgets hospitaliers, alerte la Fédération hospitalière de France (FHF), qui évoque « un niveau [de déficit] dramatique et totalement inédit ». Pour rappel, en 2016 il était encore de 470 millions d’euros.

D’après la FHF, en 2018 les établissements de santé « vont se trouver pris en otage entre la qualité des soins qu’ils doivent à leurs patients, la préservation des conditions de travail et de l’emploi des équipes hospitalières et l’obligation du retour à l’équilibre des comptes ». Avant de conclure : « Entre un énième plan d’économies et une absence de vraies réformes de structure, c’est la qualité des soins qui est aujourd’hui menacée ».

Pour Agnès Buzyn, le financement des hôpitaux doit être réformé

Interrogée par Sud Radio, Agnès Buzyn a admis que « la tarification des hôpitaux n’est plus en adéquation avec la valeur ajoutée », une déclaration qui renvoie au débat actuel autour de la pertinence de la tarification à l’activité comme mode de financement des hôpitaux. Pour rappel, fin novembre 2017, la FHF pointait des écarts considérables des taux de recours à certains actes médicaux suivant les régions, une réalité qui tient selon elle à une réalisation parfois injustifiée d’actes médicaux dans le seul but de se faire rémunérer.

En excluant d'emblée le retour à la dotation globale, Agnès Buzyn a toutefois admis que « le système [actuel] est pervers ». « Il faut réformer le financement de notre système de santé », a-t-elle asséné.