En 2018, les Français ont fait davantage d'heures supplémentaires

6,6 heures
Dans les entreprises où la durée collective du travail est fixée à 35
heures on fait 6,6 heures supplémentaires en moyenne.

Qu’ils travaillent dans une petite ou une grande entreprise, les Français font plus d’heures supplémentaires qu’auparavant, révèle le ministère du Travail. Et la tendance devrait se poursuivre en 2019 avec leur défiscalisation décrétée par Emmanuel Macron.

On fait 23 heures supplémentaires par trimestre dans les petites entreprises

Au troisième trimestre 2018, les salariés français ont fait 10,6 heures supplémentaires en moyenne. C’est un peu plus qu’au troisième trimestre 2017 (10,4 heures). Si l’évolution est globalement modeste, le nombre d’heures supplémentaires explose en revanche dans les entreprises où la durée collective du travail est fixée à 35 heures : 6,6 heures au troisième trimestre 2018 contre 3,1 heures un an plus tôt.

Le nombre d’heures supplémentaires est surtout important dans les petites et moyennes entreprises. Sur le trimestre, on comptabilise 22,9 heures en moyenne dans les entreprises de 10 à 19 salariés, et 19,7 heures en moyenne dans les entreprises de 20 à 49 salariés. Le nombre d’heures supplémentaires diminue ensuite dans les entreprises de 50 à 99 salariés (13,2 heures) et dans celles comptant entre 100 et 249 salariés (9,9 heures). Toujours est-il que sur un an, il progresse dans quasiment toutes les catégories d’entreprises.

Heures supplémentaires : certains secteurs s’y prêtent plus que d’autres

Les heures supplémentaires sont surtout répandues dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration (24,3 heures), la construction (19,2 heures) et les transports (17,6 heures).

Selon toute évidence, les salariés français effectueront encore plus d’heures supplémentaires en 2019. Rappelons qu’à compter du 1er janvier 2019, celles-ci sont exonérées d’impôt sur le revenu et de cotisations salariales, les rendant quasiment indolores tant pour les salariés que pour les entreprises. Toujours est-il que la CSG et la CRDS restent dues sur les heures supplémentaires, soit un prélèvement obligatoire de 9,7%.