Glyphosate : une nouvelle étude pourrait changer la donne en Europe

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82,8 % des agriculteurs étudiés utilisaient du glyphosate

Le glyphosate est-il, oui ou non, cancérigène ? Les études se contredisent et la dernière en date pourrait bien relancer le débat en Europe.

Le glyphosate ne serait pas associé à une augmentation du nombre de cancers

C’est l’étude la plus poussée qui ait été publiée jusqu’ici, et elle pourrait bien changer la donne en Europe, à quelques jours de la réunion qui doit décider du sort de cet herbicide dans l’Union européenne. Publiée dans le Journal of the National Cancer Institute, cette étude affirme que le glyphosate n’est pas responsable de l’apparition de cancers dits « solides » ou de cancers du sang, comme le déclarent ses détracteurs.

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs de cette étude se sont penchés sur les cas de 54 251  agriculteurs et épandeurs qu’ils ont recruté dans les années 1990. Parmi eux, 44 932, soit 82,8 %, utilisaient du glyphosate dans leur mode de culture. Durant plus de 20 ans, l’état de santé de ces travailleurs agricoles a été observé de près et les analyses qui ont été faites permettent aux scientifiques d’affirmer que le glyphosate n’est pas associé à une augmentation du nombre de cancer chez cette population.

Les études se contredisent sur le sujet du glyphosate

L’étude a en revanche établi un lien qui n’avait encore été souligné par aucune étude : le glyphosate serait associé à une augmentation du nombre de leucémies aigue myléoïde. Les auteurs affirment que cette association n’est pas significative, mais déclarent toutefois que plus la durée d’exposition se prolonge, plus le risque augmente.

Les débats qui ont eu cours ces dernières semaines, en Europe, au sujet du glyphosate, redoubleront sans doute d’intensité à la suite de l’annonce de cette étude, qui entre en parfaite contradiction avec une précédente, réalisée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui affirme que cet herbicide est un cancérogène probable pour l’homme.