Fonctionnaires : leur répartition sur le territoire est très inégale

45 %
S'agissant des fonctionnaires hospitaliers, l'écart est de 45% entre
la région la plus pourvue et la région la moins pourvue.

Il y avait 72 agents publics pour 1 000 habitants en France métropolitaine en 2016. Mais leur répartition à travers le territoire est très différente d’une région à l’autre et, encore plus, d’un département à l’autre, révèle le site d’informations sur les finances publiques Fipeco dans son dernier bilan annuel.

Répartition des fonctionnaires à travers le territoire : un écart qui peut aller du simple au double

Le nombre de fonctionnaires est particulièrement élevé Outre-mer (85 pour 1 000), en Ile-de-France (81) du fait des administrations centrales et en Corse (80). Hors DOM, Ile-de-France et Corse, il reste un écart de 16% entre la région la plus pourvue en agents publics, Provence-Alpes-Côte d’Azur (73,6 agents pour 1 000 habitants), et la région la moins pourvue, les Pays-de-la-Loire (63,7).

Au niveau départemental, les écarts sont bien plus forts. Hors DOM, Paris et Corse, l’éventail des taux d’administration va de 45,9 agents pour 1 000 habitants dans l’Ain à 91,2 dans la Haute-Vienne, soit un rapport de presque un à deux. Curieusement, les départements ruraux ne sont pas systématiquement défavorisés ; ils apparaissent même mieux pourvus en emplois publics hospitaliers que ceux de la région parisienne.

La répartition géographique des emplois de fonctionnaires est déconnectée des besoins

Des écarts importants s’observent au niveau des régions. En effet, si on met à part les régions qui présentent des taux atypiques (DOM et Corse ; Ile-deFrance pour les fonctionnaires d’Etat), l’écart est de presque 20% entre la région la plus pourvue en fonctionnaires civils de l’Etat (PACA) et la moins pourvue (Pays-de-la-Loire) ; il est de 50% entre la région la plus dotée en fonctionnaires publics locaux (PACA) et la moins dotée (Grand-Est) ; il est de 45% entre la région la plus pourvue en fonctionnaires hospitaliers (Bourgogne-Franche-Comté) et la moins pourvue (Ile-de-France).

« La répartition géographique des emplois publics est déconnectée des besoins et de l’activité économique des régions. Par ailleurs, le principe d’égalité devant le service public n’est pas respecté », pointent les auteurs du bilan.