Élections régionales : un taux d'abstention record au deuxième tour

65,7 %
Le taux d'abstention s'élève à 65,7% au second tour des élections
régionales.

L’abstention est restée très forte au second tour des élections régionales et départementales, dimanche 27 juin 2021, malgré les appels à la mobilisation lancée par le gouvernement.

Un taux d’abstention beaucoup plus élevé qu’en 2015

Les Français ne se sont pas d’avantage mobilisés au second tour des élections régionales qu’au premier. Selon une estimation de Ipsos/Sopra Steria pour France Television, l’abstention s’élève à 65,7% contre 66,7 au premier tour. C’est un résultat surprenant car, d’habitude, l’abstention diminue entre les deux tours d’une élection. En 2015, elle était estimée à 41,59% au second tour.

Malgré une forte semaine d’exposition médiatique et une campagne d’incitation au vote lancée par le gouvernement, les Français semblent se désintéresser des urnes. « Les électeurs ne saisissent pas les enjeux de ces élections qui sont perçues comme n'ayant pas d'impact sur leur vie quotidienne », assure Mathieu Gallard, directeur de recherche à Ipsos. 20% d’entre eux déclarent ne pas avoir eu « la tête à aller voter » ou avoir eu « d’autres préoccupations ».

Des élections favorables aux candidats sortants

Le taux d’abstention a nettement diminué par rapport au premier tour en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Bourgogne-Franche-Comté, deux régions pour lesquelles le Rassemblement national avait beaucoup misé sur ses candidats. Mais la Provence-Alpes-ôte d’Azur a échappé à Thierry Mariani qui a emporté 43% des voix contre 57% pour le président sortant LR Renaud Muselier. Et en Bourgogne-Franche-Comté, la présidente sortante PS Marie-Guite Dufay a conservé sa région avec 42,5% des suffrages contre 23,7% pour le candidat RN Julien Odoul

Le scrutin a été plutôt favorable aux candidats sortants. La droite a donc conservé ses régions, à savoir l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand-Est, les Hauts-de-France, l’Île-de-France, la Normandie, les Pays-de-la-Loire et la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la gauche a conservé la Bourgogne Franche-Comté, la Bretagne, le Centre-Val-de-Loire, la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie