Sauver l'eau pour nous sauver

58 %
58% des Français pensent par ailleurs que la qualité de l'eau, des
rivières et des lacs s'est détériorée.

L'eau source de vie, eau vitale... phrases bateaux dont tout le monde se fiche encore. Nous le paierons très cher, les sécheresses se multiplient partout dans le monde et chez nous, et il y a aussi le grave problème de la qualité de l'eau : celle qui sert à la consommation est d'origine souterraine (on va dans les nappes phréatiques par forage) ou superficielle (on capte l'eau d'une rivière par exemple).

En général, l'eau souterraine est naturellement potable et n'a pas besoin d'être traitée, sauf dans les régions à fort élevage intensif et/ou dotée d'une forte agriculture conventionnelle. Quant aux eaux issues de captage, elles doivent franchir des étapes pour être consommables (tamisage, filtration, ozonation ...).

En France, une eau est considérée potable si elle satisfait 70 critères de qualité énoncées par le Ministère de la santé (teneur en fluor par exemple). Une eau chère est souvent une eau très traitée, comme en Bretagne par exemple. L'eau de notre planète a aussi une autre fonction et elle est une entité polymorphe : elle change constamment de forme. En s'écoulant des montagnes enneigées, en s'évaporant au-dessus des mers et océans, elle alimente le système climatique qui fait de notre planète le lieu idéal pour des êtres vivants.

Les nuages survolent l'Amazonie, mais ils sont aussi au-dessus de l'océan Atlantique. Tous ces systèmes sont liés les uns aux autres. Ce processus naturel, qui transforme les océans en pluie, constitue l'essence même de la vie sur Terre.

Sans ce phénomène, pas de rivières, ni nappes phréatiques, ni végétaux, ni animaux, ni nous. Les continents seraient sans vie. Celui qui observe les tourbillons de nuages, les orages qui frappent les océans et les puissants courants océaniques, prend conscience que notre planète n'est pas un rocher inerte. Elle vit. L'eau est son sang. Pourtant, notre mode de vie détruit et/ou pollue cet élément vital tout en perturbant le climat : les spécialistes expliquent qu’il faut 10 à 30 litres d’eau douce pour fabriquer un litre de carburant automobile ou un litre de bière ou un kilo de ciment, 30 litres pour la puce de notre portable, 100 litres d’eau pour fabriquer un kilo d’acier, de sucre ou d’engrais, 300 à 500 litres d’eau pour fabriquer un kilo de papier, de tournesol, de laine brute ou de nitrates ; 500 litres d’eau pour fabriquer un kilo de pain complet, 1 000 à 1 500 litres d’eau pour fabriquer un kilo de soie artificielle ou un kilo d’aluminium ou un kilo de blé ou de sucre ; 2 500 litres pour fabriquer un tee-shirt en coton ; 4 500 litres d’eau pour produire un kilo de maïs, de fromage ou de riz ; 8 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande ; 10 tonnes d’eau pour raffiner une tonne de pétrole et 10 fois plus pour fabriquer une tonne de fibres synthétiques. Il faut 2 à 3 tonnes de pétrole pour produire une tonne d’engrais... L'élevage intensif comme une agriculture industrielle, sont des désastres pour des nappes phréatiques désormais souvent nitratées. L'air est touchée aussi et conduit à des pluies acides comme en Bretagne où le taux d'ammoniac est significatif. Le nucléaire, lui, utilise plus d'eau que l'agriculture !

La boucle est bouclée.

On épuise les réserves d'eau tout en les polluant.

Voici ce qu'il faut faire :

Développer l'éducation à l'environnement pour tous âges, cela fera de belles économies en tous domaines.

Récupérer l'eau de pluie pour l'utiliser au lieu de l'eau du robinet, chaque fois que c’est possible.

Cesser d'artificialiser les terres, cela permettra de mieux recharger les nappes phréatiques.

En finir avec ces fuites de canalisations souterraines.

Réduire sa consommation de viande.

Manger moins de plats préparés, moins de boissons sucrées, c'est bon pour la santé en plus. Améliorer notre politique de santé car on retrouve trop de résidus de médicaments dans nos eaux.

Prévoir la fin de l'élevage intensif.

Améliorer les processus d'épandage et de stockage pour valoriser l'azote organique plutôt que l'azote minérale.

Le paillage des sols agricoles.

Un système d 'irrigation optimal pour chaque agriculteur.

Réduire la part du nucléaire dans notre mix énergétique.

Mettre le paquet sur l'économie circulaire (on répare tout on recycle tout), développer les S.E.L (systèmes d’échanges locaux) permettra de moins produire de biens matériels donc de moins consommer d'eau.

Examiner la réutilisation possible des eaux usées.

Bref, les solutions existent, c'est une question de volonté politique et de prise de conscience active du citoyen. Soit on ne change rien et le problème de l'eau en fera une dictatrice malgré elle, soit on choisit la conscience.

Jean Marc Governatori

Nommé 2 fois meilleur gestionnaire de France ;
Détenteur du Trophée de l'Emploi remis par le Ministre des PME ;
Ancien délégué de SOS SAHEL ;
Président de la Fédération Agissons (association humanitaire et
écologiste) ;
Auteur de 14 livres dont 3 préfacés par Albert Jacquard ;
Conférencier sur l’Écologie, la Santé et le Vouloir d’achat ;
Délégué national végé de la liste de Y. Jadot aux Européennes 2019 avec
score historique à la clé ;
Meilleur score de France en liste Europe Écologie 100% écolo aux municipales juin 2020 villes de + de 10 000 h (Nice, 19,5%) ;
Seule liste de France à être soutenue par tous les partis écologistes ;
Président des élu.e.s écologistes niçois ;
Note maximale chez  Politique Animaux (L214) ;
Le président national d'Anticor, Jean Christophe Picard avait démissionné de son poste pour être sur ma liste municipale.