Drogues : 7 Français sur 10 y ont recours pour assurer au travail

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4,3 % des Français ont déjà consommé un psychostimulant comme de
l'ecstasy ou des amphétamines

Dans leur vie professionnelle, les Français subissent parfois une pression qui les conduit à consommer de nombreux psychotropes. Tous les types de drogues sont concernés par cette tendance qui ne frappe pas tous les secteurs d’activité de la même manière.

Tabac, alcool et cannabis sont fréquents dans le milieu du travail

Pour tenir le coup face à la pression professionnelle, de nombreux actifs auraient recours à des substances psychotropes. Alcool, tabac, cannabis ou encore cocaïne et somnifères sont autant de drogues auxquelles auraient recours près de 70 % des salariés. Ce constat, établi à l’occasion d’un congrès sur la prise de psychotropes dans le milieu du travail, fait de la France un des pires pays en la matière.

« Certains actifs déclarent consommer, ou avoir augmenté leur consommation (de psychotropes), du fait de problèmes liés à leur travail ou à leur situation professionnelle », notent ainsi les organisateurs de ce congrès qui se déroule du 13 au 14 novembre, à l’initiative de l’association Addictologie et Travail (Additra). « C’est le tabac qui est clairement identifié comme une réponse à des tensions professionnelles, avec plus du tiers des fumeurs qui dit avoir augmenté son tabagisme en lien avec de telles difficultés, tandis que 9 % des consommateurs d’alcool et 13 % des consommateurs de cannabis disent avoir augmenté leur consommation à cause de tels problèmes ».

La consommation de cocaïne se développe et se démocratise

Tous les secteurs d’activité ne seraient pas concernés de la même manière et, études à l’appui, les organisateurs expliquent que le milieu des transports, le secteur agricole, de la pêche et de la marine ainsi que les métiers des arts et du spectacle sont particulièrement concernés. La construction, la restauration et la communication sont également de ceux qui favoriseraient le plus la consommation de psychotropes.

Or si la lutte contre ces consommations est très peu développée dans le monde professionnel, c’est également parce que les Français comptent parmi les plus grands consommateurs de drogue, toutes substances confondues, en Europe. Le cannabis en est l’exemple frappant : 42 % des adultes français déclarent en avoir déjà consommé. S’il est beaucoup plus marginal, l’usage de la cocaïne tend à suivre cette tendance puisque la part des 18-64 ans qui ont expérimenté cette drogue dure a été multipliée par quatre depuis 20 ans.