Déconfinement et décontamination : ne pas perdre de vue les bonnes pratiques

7,4 MILLIONS
Le Coronavirus a infecté plus de 7,4 millions de personnes dans le
monde.

Malgré l’accélération du déconfinement, la prudence doit rester de rigueur. L’épidémie de COVID-19 n’a en effet pas disparu complètement et nous devons apprendre à vivre avec elle. Pour y faire face, deux voies sont possibles : continuer à adopter des gestes barrières limitant la propagation du virus et, surtout, procéder à des actions de décontamination efficaces et sérieuses, loin des mises en scène parfois observées.

Un impératif à l’heure du déconfinement : continuer à rompre la chaîne de propagation du virus

Les publications scientifiques ont montré que la transmission du virus se fait de plusieurs façons : par l’intermédiaire de petites gouttelettes salivaires, par contact direct de personne à personne, ou par contact indirect via les différentes surfaces et objets utilisés. 

L’une des difficultés majeures de cette pandémie repose sur la nature même du virus Covid-19, à savoir sa résistance dans l’environnement. En effet, le virus peut survivre jusqu’à 6 jours sur des surfaces inanimées et il semble également résistant à la chaleur, en dessous de 58°C, pendant 2 heures ainsi qu’aux PH compris entre 3 et 12.

La contamination des objets de la vie quotidienne par un malade ou par un porteur asymptomatique du COVID-19 - via des éternuements, des postillons, des mains contaminées par le virus - est une chaîne de transmission qu’il faut rompre pour stopper la propagation de la pandémie.

Les mesures-barrières mises en place par les autorités publiques et les différents acteurs économiques - distanciation sociale, port du masque grand public, lavage des mains, etc - ont pour objectif de limiter les contaminations directes et indirectes. Ces mesures sont toutefois insuffisantes pour rompre la chaîne de transmission du virus. 

Une fausse impression de sécurité véhiculée par certains procédés de décontamination

Depuis le début de l’épidémie en France, plusieurs procédés de décontamination des surfaces sont peu adaptés voire totalement inutiles. La décontamination des surfaces et des objets à usage collectif, si elle est mal maîtrisée, peut exposer au virus tout en donnant une fausse impression de sécurité. L’empirisme ne peut pas être de rigueur dans la lutte contre la pandémie. Seuls des procédés reproductibles, fiables et qui ont fait la preuve de leur efficacité, doivent être retenus. 

Un produit biocide, en fonction de sa composition chimique, peut présenter des risques pour la santé humaine mais aussi avoir un impact néfaste pour la faune et la flore. Voir des techniciens épandre ce type de substance en portant uniquement des équipements de protection individuelle est dangereux. La décontamination des surfaces et des objets touchés avec les mains et utilisés par plusieurs individus au cours d’une journée, doit garantir une efficacité optimale contre le virus et répondre aux exigences de la norme NF T 72-281. 

L’action des produits biocides est plus complexe qu’un simple épandage de produit sur une surface ! Il faut respecter une concentration précise, un temps de contact défini et atteindre l’ensemble des surfaces, même celles qui sont les moins visibles à l’oeil nu. La décontamination doit pouvoir éradiquer les micro-organismes de type SARS-CoV-2, sans présenter de risque pour la santé humaine ou pour l’environnement. Or, aujourd’hui, aucune preuve n’est apportée de l’innocuité des objets et des surfaces avant leur remise en service ou la réouverture au des entreprises au public. Cela doit changer. 

De l’utilité de rappeler les bonnes pratiques

Pour assurer la sécurité et l’efficacité de la décontamination, il faut favoriser un processus de décontamination qui se déroule dans un environnement hermétiquement clos et ventilé, spécifiquement conçu pour garantir la sécurité des personnels chargés de la désinfection. Il est également préférable de privilégier des procédés de décontamination qui s’appuient sur un produit biocide composé d’eau oxygénée. 

La traçabilité de chaque opération de décontamination est également essentielle pour s’assurer que les cycles de décontamination reproductibles, fiables, sans résidu nocif sur les surfaces traitées puissent être mis en place, à l’aide d’un numéro et d’une date d’opération par exemple. 

Rappeler ces bonnes pratiques est une façon de contribuer à l’efficacité des procédés de décontamination contre les micro-organismes, en garantissant l’innocuité des surfaces et des objets pour la santé et l’environnement. C’est de cette manière que nous pourrons enfin espérer réduire la présence du virus responsable du Covid-19 sur les différentes surfaces de nos environnements de travail et nous rapprocher peu à peu d’un véritable retour à la normal.