Covid-19 : près d'un quart des infections restent asymptomatiques

13 %
Selon une étude chinoise, dans 13% des cas d'infection au Covid-19,
les symptômes sont apparus chez le cas secondaire alors que le patient
source supposé n'en avait pas encore développés.

Les personnes souffrant de Covid-19 ne présentent pas de symptômes dans 1 cas sur 4. Ils sont à distinguer des personnes « pré-symptomatiques ». Les deux catégories de malades restent non pris en compte par les doctrines officielles en matière de Covid-19, rappelle Santé Publique France.

Les personnes pré-symptomatiques sont elles aussi contagieuses

C’est une publication qui met à mal la doctrine officielle de prise en charge du Covid-19. Et elle ne vient pas de n’importe où, mais de l’agence Santé Publique France, très impliquée dans la gestion de l’épidémie de Covid-19 en France. D’après une synthèse des 28 publications scientifiques, que vient de publier Santé Publique France, environ 50% des transmissions de ce virus surviennent durant la phase pré-symptomatique du patient source.

On le sait, le Covid-19 n’est pas une maladie comme les autres, son « comportement » est différent des autres maladies respiratoires virales. Sa durée d’incubation (soit le temps qui passe entre l’infection et le début des symptômes) est d’environ 5 jours. Mais ce qui est intéressant, c’est son intervalle de génération (ce terme désigne le temps moyen qui sépare l’infection d'une personne de celle de ses descendants directs dans une chaîne de transmission). Il se trouve que son intervalle de génération est de 3 à 4 jours. Conclusion : les personnes pré-symptomatiques sont elles aussi contagieuses.

Des masques pour tous et en toute circonstance

Cette conclusion est importante dans la mesure où elle appelle forcément un changement de stratégie en matière de masques. L’Organisation mondiale de la santé a en effet revu sa recommandation en juin 2020 et recommande désormais le port d’un masque à l’ensemble de la population hors domicile. La France, quant à elle, l’exige uniquement dans les transports en commun et sur le lieu de travail, pour les salariés. (Mais c’est déjà un progrès par rapport à la recommandation initiale de réserver les masques aux personnes présentant des symptômes.)

Cette conclusion a aussi des conséquences sur les doctrines de différents pays sur l’identification des cas contacts. Étant donné que la contagiosité apparaît 2 à 3 jours avant le début des symptômes, l’identification des contacts doit inclure des évènements potentiels de transmission dans les 2 à 3 jours avant l’apparition des symptômes chez un cas.