Covid-19 : tous les gels hydroalcooliques ne sont pas sans danger

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13% des gels hydroalcooliques ne contiennent pas assez d'alcool.

Un gel hydroalcoolique n'en vaut pas forcément un autre. La répression des fraudes a mené une étude révélant que 13% des gels hydroalcooliques présents sur le marché français ne contenaient pas assez d'alcool et donc ne protégeaient pas des virus.

Les doses d'alcool non respectées…

L'étude dévoilée par France Info et menée par la répression des fraudes montre qu'un flacon de gel hydroalcoolique sur sept n'est pas conforme aux normes en vigueur et serait ainsi inefficace dans sa mission d'élimination des virus. Romain Roussel, directeur de cabinet de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) explique « Un gel sous-dosé en alcool n'est pas efficace, selon des tests menés en laboratoire ».

La DGCCRF précise que cette situation en période de crise sanitaire peut s'avérer dangereuse et précise que « Pour être efficace contre le coronavirus, les gels hydroalcooliques doivent contenir au moins 60% d'alcool. Nous avons constaté que quelques produits prélevés ne contenaient pas suffisamment d'alcool. C'est pourquoi nous avons fait classer ces produits en non-conformes et dangereux. C'était le cas en particulier de 13% des produits analysés ».

… Mais les prix de vente oui

Ces gels inefficaces ne sont pas simplement vendus sur Internet mais sont disponibles dans les bureaux de tabac, les grandes surfaces ou bien encore les pharmacies. Romain Roussel explique que le nombre de produits défectueux reste variable « Dans certains cas, il s'agit de quelques dizaines de flacons lorsque ce sont les produits qui sont élaborés de manière artisanale et d'autres, ça peut être plusieurs milliers de produits ».

Cependant, si les doses d'alcool ne sont pas toujours respectées, le barème des prix reste de son côté bien appliqué. Le représentant précise que la situation s'améliore à ce niveau. « Depuis le premier confinement, nous avons mené une surveillance constante, donc les prix maximums sont de plus en plus respectés. En revanche, au niveau de la qualité des produits, ça varie encore ».