Coup de tonnerre dans l'IE française

320 millions €
L'Adit serait valorisée 320 millions d'euros

Le secteur de l'intellignce économique française est en pleine ébullition. Samedi 15 janvier, Les Echos ont révélé que l'Adit, leader français du secteur, était sur le point de changer d'actionnaire de référence. En l'occurence, c'est Sagard, un fond d'investissement fondé par une grande famille du monde des affaires canadiens, les Desmarais, qui devrait remporter la mise, étant entré en négociation exclusive avec le management et les actionnaires actuels de l'Adit. 

       
L'opération montre combien le secteur de l'intelligence économique est stratégique, et attise les convoitises. L'Adit, qui a procédé a de nombreuses acquisitions ces derniers mois, serait désormais valorisée plus de 320 millions d'euros. C'est plus de deux fois sa dernière valeur connue, lors du dernier gros mouvement capitalisatique la concernant, mais avant les fusions-acquisitions réalisées ces derniers mois, qui lui ont permis de se hisser en position de leader de l'IE français, devant l'autre mastodonte du secteur, Avisa.          
Ce destin n'était en rien celui de l'Adit des tout débuts, en 1992, puisqu'il s'agissait alors d'un EPIC (établissement public industriel et commercial). Privatisée en 2010, elle tombe dans l'escarcelle de Butler Capital, puis change à plusieurs reprises d'actionnaires, par le biais d'une succession de LBO.         

Pendant toutes ces années, l'Etat a conservé une participation au sein de l'Adit, participation qui lui permet de garder un oeil sur les acrtivités stratégiues de l'agence. Elle travaille en effet pour plusieurs grands groupes tricolores du secteur de l'aéronautique, du spatial, et de la défense. L'hypothèse de l'arrivée du fonds Sagard au capital de l'Adit a donc forcément été soumise à Bercy, au titre des investissements stratégiques.