Pendant le confinement, les crises cardiaques ont baissé d'un tiers

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Pendant le confinement, les crises cardiaques ont baissé d'un tiers.

Le confinement n’a pas eu que des effets négatifs sur la santé ; pendant cette période, le nombre de crises cardiaques a baissé de 30% à 50%. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène.

Le confinement, mauvais pour les cancers mais bénéfique pour les crises cardiaques

Pendant le confinement, les Français ont délaissé leur santé. Ils ont notamment reporté certains soins comme les vaccins, les consultations chez le dentiste, l’ophtalmologue, le généraliste, etc. Pire, selon une étude publiée en septembre, la crise sanitaire aurait repoussé les diagnostics et traitements de cancers. Un retard qui se traduit en chiffres par un excès de mortalité par cancers de 2 à 5% selon la statisticienne Aurélie Bardet de l’institut Gustave Roussy à Villejuif en région parisienne.

Si le confinement a été néfaste pour les patients atteints de cancer, il a été, au contraire, bénéfique pour les personnes ayant des problèmes de cœur. Selon une étude publiée dans la revue The Lancet Public Health mardi 22 septembre, les hospitalisations pour crises cardiaques ont diminué d’environ un tiers (de 30% à 50%) lors des 4 premières semaines du confinement.

Pourquoi il y a eu moins de crises cardiaques pendant le confinement ?

Reste à savoir si le nombre de crises cardiaques a réellement diminué au début du confinement. Il est fort probable que cette baisse soit liée à la peur de venir à l’hôpital et d’y attraper potentiellement le Covid-19 ou tout simplement de déranger les soignants occupés avec les malades atteints du coronavirus. Les patients auraient donc fait leur crise cardiaque chez eux.

Autre hypothèse, avec le confinement, les gens ont été moins stressés professionnellement -pour certains, car pour d’autres cette période a été, au contraire, un période de stress intense- et ont fait moins d’efforts violents, se sont moins fatigués physiquement. De plus, la pollution de l’air, qui est un facteur aggravant des crises cardiaques, a très nettement diminué.