Beaucoup de cancers sont liés à l'alcool, même avec une consommation modérée

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En 2020, plus de 740.000 nouveaux cas de cancer ont été associés à la
consommation d'alcool.

On entend souvent dire qu’il faut boire de l’alcool avec modération. Pourtant, selon une récente étude, même consommé sans excès, il peut être mauvais pour la santé. En 2020, plus de 740 000 nouveaux cas de cancer ont été associés à la consommation d’alcool.

La consommation d’alcool légère à modérée est également dangereuse 

Selon une nouvelle étude réalisée au niveau mondial par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et publiée par The Lancet Oncology, en 2020, plus de 740.000 nouveaux cas de cancer ont été associés à la consommation d’alcool. Dans le détail, 86% du nombre total des cas de cancer imputables à l’alcool sont associés à des habitudes de consommation excessive et à risque, c’est-à-dire plus de 2 boissons alcoolisées par jour.

Là où les données de cette étude inquiètent le plus, c’est qu’elles révèlent que la consommation légère à modérée -jusqu’à 2 boissons alcoolisées par jour- est également dangereuse. 1 cas sur 7 de cancer lié à l’alcool est lié à une consommation qui ne semble pas si excessive.

Quels cancers sont liés à l’alcool ?

La consommation légère à modérée serait à l’origine d’un cas de cancer imputable à l’alcool sur 7, et de plus de 100.000 nouveaux cas de cancer dans le monde. Cela signifie que l’alcool est cancérigène quel que soit le volume consommé. De quoi tordre le cou à bien des idées reçues comme celle qui consiste à croire qu’un verre de vin par jour permet de rester en bonne santé.

Selon l’étude du CIRC, les types de cancer liés à l’alcool pour lesquels le nombre de nouveaux cas était le plus élevé en 2020 sont : le cancer de l’œsophage (190.000 cas), le cancer du foie (155.000 cas), le cancer du sein chez la femme (98.000 cas) mais aussi ceux de la cavité buccale, le pharynx, le larynx et le côlon. Des chiffres importants qu’il est possible de réduire dans la mesure où il s’agit de cancers évitables. Reste à savoir les mesures qu’il faudrait mettre en place afin de réduire la consommation. Sensibiliser la population ? Augmenter les prix ? Et si, en cette période de crise sanitaire on en venait à la prohibition ? Pourvu que non.

Perrine de Robien

Journaliste spécialisée dans la santé et l'économie.