Accès aux soins : de multiples incitations existent pour les médecins

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45% des médecins libéraux ont plus de 55 ans.

Dans un point d’étape sur la lutte contre les déserts médicaux, le ministère de la Santé a passé en revue les différentes mesures incitatives censées améliorer l’accès aux soins.

Inciter financièrement les médecins qui se déplacent dans des déserts médicaux

Si l’accès aux soins reste difficile dans de nombreux territoires, les causes de cet état des choses sont multiples. Pour lutter contre le fléau des déserts médicaux, le ministère de la Santé entend adopter une stratégie tous horizons. Première composante de ce plan d’action : accélérer la formation des « infirmiers de pratique avancée », afin que ces derniers assistent des médecins libéraux, permettant à ces derniers de « se recentrer sur les tâches nécessitant une expertise médicale et les prises en charge les plus complexes ». À ce jour, 367 « infirmiers de pratique avancée » exercent à travers la France, et le ministère souhaite créer davantage de postes de ce type.

Autre piste : développer l’« exercice multi-site » des médecins libéraux. Il s’agit d’inciter des médecins installés dans une zone attractive d’assurer également une présence à temps partiel dans un désert médical. Depuis février 2019, les médecins qui choisissent d’exercer au moins 10 jours par an dans une « zone sous-dense » voient leurs honoraires bonifiés de 25% lorsqu’ils consultent dans ces zones, l’Assurance maladie prenant à sa charge cette incitation financière.

Le cumul emploi-retraite pour conserver les effectifs de médecins

Et si la France manque de médecins, c’est aussi la conséquence du « numerus clausus », ce quota qui a longtemps déterminé l’accès à la 2eme année des études de médecine et qui était clairement en inadéquation avec les besoins en effectifs. Ce verrou sera levé à la rentrée 2020.

Et pour ne pas laisser les effectifs existants s’effriter (en sachant que 45% des médecins libéraux ont plus de 55 ans), à compter du 1er janvier 2018 le ministère de la Santé a ouvert aux médecins le cumul emploi-retraite. Par ailleurs, depuis février 2019, les médecins libéraux exerçant « en zones sous-denses » sont exonérés de cotisations complémentaires vieillesse tant que leurs revenus annuels d’activité sont inférieurs à 40 000 euros. Selon le ministère, ce dispositif permet de prolonger de 4 ans en moyenne la durée d’activité des médecins. À ce jour, 1 médecin sur 10 a d’ailleurs opté pour le cumul emploi retraite.