Italie : une prime de 250 euros mensuels pour encourager la natalité

250 EUROS
Une prime de 250 euros par enfant à charge pour relancer la natalité
italienne.

Le gouvernement italien prend le problème du recul démographique à bras-le-corps. Face à la baisse du taux de natalité, il va instaurer une prime mensuelle de 250 euros par enfant à charge dès juillet 2021.

Une prime à la natalité

C'est une prime extraordinaire que le gouvernement italien va mettre en place, dès le mois de juillet 2021, afin d'encourager les Italiens à la procréation. Face à la forte chute de la natalité avec la crise sanitaire, le Premier ministre italien Mario Draghi a souhaité renforcer la politique familiale du pays et instaurer ce chèque universel. Cette prime mensuelle de 250 euros par enfant à charge sera touchée par les parents dès le septième mois de grossesse et jusqu'aux 18 ans de l'enfant. À partir de trois enfants, cette aide sera majorée. Dans ce cas, elle sera étendue entre les 18 et 21 ans de l'enfant mais l'aide financière sera légèrement moindre.

Cette prime d'un tout nouveau genre a pour but de relancer la natalité, alors que la population italienne décline en 2020. En effet, avec un indice de fécondité de 1,29 enfant par femme, le nombre de naissances en Italie a été de 400.000 en 2020 contre 750.000 décès. À titre de comparaison, l'indice français, déjà faible, est de 1,84 enfant par femme.

Le problème des retraités italiens

Si le taux de natalité recule en Italie et dans toute l'Europe, cela pose le problème de retraite. En Italie, si la population diminue, elle vieillit aussi et il y a de moins en moins de jeunes et d'actifs pour financer les retraites de cette population vieillissante.

Interrogé par France Info, Gilles Pison, chercheur associé à l'Ined estime que le recul de la natalité en Italie n'a pas seulement une origine financière mais également une origine organisationnelle. « Ce n'est pas tellement lié à l'importance en soi des aides financières, mais plutôt à la difficulté pour les femmes de concilier le travail et cette filiation » explique-t-il.